Une femme sauvée de la noyade par un migrant au bassin Carnot


Il n'a pas hésité longtemps avant de sauter à l'eau pour la secourir. Mardi soir, bassin Carnot. Une femme de 40 ans saute dans l'eau, à deux pas de la Socarenam.



La Calaisienne, résidant non loin de là et maman d'un garçonnet de 8 ans, décide de mettre fin à ses jours. Il est un peu moins de 21 heures, la nuit n'est pas encore tombée. « Je venais de quitter la brigade nautique avec un collègue, et quelques migrants nous ont fait signe de venir », raconte l'un des gendarmes calaisien.
Les deux militaires s'approchent alors du quai, et découvrent une femme dans l'eau, à dix mètres environ en contrebas. « Un migrant s'était jeté dans l'eau avant qu'on arrive. Il maintenait la tête de la désespérée hors de l'eau » continue le gendarme. Mais la Calaisienne ne veut pas être secourue : « Elle demandait à ce qu'on la laisse dans l'eau » poursuit le militaire de la brigade nautique.
Un bout est récupéré sur le quai, et avec l'aide du migrant dans l'eau, un noeud est fait autour de la cage thoracique de la femme. « Nous l'avons ensuite remontée de force, car l'eau n'était pas très chaude, et le migrant qui était avec elle commençait à montrer des signes de faiblesse. Alors on s'est dépêché » commente le gendarme.

« Elle nous faisait
des câlins »
Les sapeurs-pompiers de Calais, alertés quelques minutes auparavant, prennent alors en charge la victime, dont l'état de santé n'est pas particulièrement préoccupant. La femme est simplement fortement alcoolisée. Après avoir refusé l'aide des migrants et des forces de l'ordre, la Calaisienne change totalement d'attitude. Ce qui fait sourire le gendarme présent sur les lieux : « Elle nous a remerciés, nous faisait des câlins, et répétait qu'on était gentils ! » La Calaisienne est finalement transportée au centre hospitalier. Contrairement au migrant, resté longtemps dans l'eau : « Il allait bien, mais il n'a pas été emmené par les pompiers. Je trouve ça dommage... » regrette le gendarme de la brigade nautique.
Les clandestins sont alors repartis vers la voie ferrée, apparemment heureux d'avoir contribué à sauver une vie. « Ils étaient contents d'avoir aidé. Et nous, pour une fois, nous n'arrivions pas quand il était trop tard ! »
T.R.

Nord Littoral



Comme quoi les préjugés ont la vie dure...
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# Posté le vendredi 30 mai 2008 04:27

Les ogres de Barback

Cette chanson, c'est tout ce blog...
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# Posté le mercredi 14 mai 2008 13:28

De retour...

Quasiment deux ans d'absence, j'ai arrêté d'alimenter ce site fin 2006. Je suis partie vivre à Londres, l'eldorado, lol. Mais je n'ai pas couper tous les ponts avec Calais et mes potes de Salam. Ils sont tous plus ou moins encore là, meme s'il y a eu de grands changements: j'ai été expulsée (oui, oui, c'est vrai) du C'sur, comme d'autres, Salam a été viré du local fourni par les cathos, un nouveau président a été élu (j'espère que ceux qui ont voté pour lui commencent à le regretter!), bref une nouvelle ère pour la France (je veux pas travailler 41 ans, je veux profter merde!).

Expulsée du c'sur, comment c'est possible? Alors là, j'avoue je n'ai pas de réponse, si encore j'en avais fait partie. Oui, il y a très longtemps je l'aurai affirmé, mais au moins un an avant cette expulsion je n'étais plus des leurs! J'avoue me faire menacer par un curé meneur de bande, c'est pas mon truc! Bref passons... C'est des détails.

Calais? Toujours la même situation, Marcel et Sylvie, Jean Claude et Joëlle, Vincent, Jean Pierre et Francoise, Pierre, les soeurs Tututte! Heureusement qu'elles ne connaissent pas internet, elles me tueraient! Des ptits nouveaux, quand meme, que je ne connais pas en fait vu que je vais leur rentre visite une fois tous les deux mois, quand j'en ai le courage. J'avoue c'est rès dur d'y retourner après cette coupure, c'est dur physiquement et moralement! J'y retournerai quand je revivrai à Calais, c'est sûr, j'ai des convictions que je veux mettre en pratique, je ne veux pas qu'elles se réalisent à travers d'autres personnes, c'est la solution de facilité, et c'est débile!!

Je vais demander quelques photos afin de vous montrer la situation aujourd'hui, 5 ans et demi après que Sangattte ait fermé...

Et puis peut-etre plus de news quand je serai de retour sur Calais, en juillet je l'espère...

C'est tout pour aujourd'hui, et c'est déjà pas mal, histoire d eme remettre dans le bain. Plus d'infos sur

www.associationsalam.org
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# Posté le mercredi 14 mai 2008 09:00

Modifié le mercredi 14 mai 2008 13:15

Manifestation le 06 décembre contre le racisme, les discriminations et la violence

Manifestation contre le racisme, les discriminations et la violence
à Calais le 6 décembre 2006
en hommage à Malik Oussekine


Le 6 décembre 1986, lors d'une manifestation estudiantine contre le projet de réforme universitaire du ministre Alain Devaquet, un jeune homme français de 22 ans, Malik Oussekine, trouvait la mort après avoir été molesté par la police.
Cet évènement tragique provoqua une vive émotion dans tout le pays, un million de personnes manifestant silencieusement le jour de ses obsèques.

Le 6 décembre prochain marquera le 20ème anniversaire de la disparition de Malik Oussekine.

L'association SALAM a souhaité initier à Calais un rassemblement contre le racisme, les discriminations et la violence en mémoire de Malik Oussekine.

Tous les syndicats, associations et partis politiques qui le souhaitent sont invités à venir discuter des modalités selon lesquelles ce rassemblement pourrait se dérouler au cours d'une réunion qui aura lieu le jeudi 5 octobre 2006 à 19h15 à l'Auberge de Jeunesse de Calais.

Rappel des faits:

Affaire Malik Oussekine
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.


Le 6 décembre 1986, lors d'une manifestation estudiantine contre le projet de réforme universitaire du ministre Alain Devaquet, un jeune homme français de 22 ans, Malik Oussekine, étudiant à l'École supérieure des professions immobilières (ESPI) trouve la mort après avoir été molesté par la police.

Contexte :
Depuis le 25 novembre, étudiants et lycéens de France manifestaient contre le projet Devaquet. Le mouvement est marqué par une forte répression policière. De graves affrontements ont lieu en marge des manifestations, faisant des dizaines de blessés dont plusieurs gravement atteint.
Le 6 décembre 1986, après une manifestation pacifique, des étudiants occupent la Sorbonne. L'Université est évacuée dans le calme, mais quelques étudiants tentent d'élever une barricade à l'angle de la rue Monsieur-le-Prince et de la rue Vaugirard dans le VIe arrondissement de Paris. Immédiatement, une équipe de voltigeurs motocyclistes est envoyée sur place. Les voltigeurs sont des policiers montés à deux sur une moto tout terrain. L'un conduit, l'autre est armé d'une matraque. Ils ont comme objectif de « nettoyer » les rues après les manifestations. Ils se déplacent rapidement grâce à leurs motos, de ce fait, ils doivent surprendre et effrayer les « casseurs ».

Les faits
En arrivant dans le Quartier latin, les voltigeurs prennent en chasse les jeunes présumés « casseurs » qu'ils croisent. Malik Oussekine, selon toute vraisemblance étranger au mouvement étudiant, sort de son club de jazz favori. Il est minuit. Des voltigeurs le remarquent et se lancent à sa poursuite. Malik Oussekine court, il croise un homme qui rentre chez lui. L'homme, Paul Bayzelon, fonctionnaire des finances, laisse l'étudiant rentrer dans le hall de son immeuble. Ce dernier se croit à l'abri mais pas pour longtemps. Les policiers qui l'ont suivi rentrent à leur tour. Selon M. Bayzelon, seul témoin du drame, les voltigeurs « se sont précipités sur le type réfugié au fond et l'ont frappé avec une violence incroyable. Il est tombé, ils ont continué à frapper à coups de matraque et de pieds dans le ventre et dans le dos. »1. Peu après le Samu arrive sur place. Ils apportent les premiers soins à Malik Oussekine et le transportent à l'hôpital Cochin où il décède. Selon les médecins, l'étudiant meurt autant des suites du passage à tabac par la police que de sa déficience rénale (inconnue des médecins urgentistes). Le ministre de l'Intérieur Charles Pasqua et son secrétaire d'État, Robert Pandraud, choquent alors l'opinion en ne condamnant pas l'action de la police ce soir-là.

Suites
En apprenant la nouvelle le ministre délégué chargé de la recherche et de l'enseignement supérieur, Alain Devaquet politiquement déjà fragilisé, décide de démissionner. En outre, cette mort et les importantes manifestations contraignent le Premier ministre, Jacques Chirac à retirer le projet Devaquet, le 8 décembre. En réponse à cette affaire le bataillon des voltigeurs sera dissout.
Malik Oussekine est enterré au Cimetière du Père-Lachaise à Paris. Le 10 décembre 1986, une série de manifestations silencieuses, qui rassemble 400 000 personnes à Paris et un million dans toute la France, lui rend hommage.
Les deux voltigeurs directement impliqués dans sa mort passeront en jugement sous inculpation de « coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Ils furent condamnés le 28 janvier 1990 à deux et cinq ans de prison avec sursis. En interne, leur administration se contenta de mesures disciplinaires plus légères. L'un, âgé de 53 ans au moment des faits, fut mis en retraite anticipée ; le deuxième fut muté.

[1]« Il y a dix ans, Malik Oussekine était matraqué à mort », Pierre Agudo, L'Humanité du 6 décembre 1996
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# Posté le mardi 03 octobre 2006 08:11

La danse de la victoire

La danse de la victoire
Après une fin de match intense, le coup de sifflet de l'arbitre signale le début de la fete. Quelques danses pour certains, des cris de joie pour d'autres, puis les réfugiés s'en iront se meler aux calaisiens faisant la fete dans les rues de Calais nord. Un des seuls rares moments de détente qu'ils aient ici.
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 16:55